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Le Rozel hier

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Quelques documents :

Cahiers de doléance (1789)
Élection de la Garde Nationale (1830)
Liste des rozelais morts pour la France en 1914-1918
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Les châtelains du Rozel
(d'après un texte du comte Becci et les notes de Lechanteur de Pontaumont)

Le Rozel, dont l'origine est très ancienne fut, semble-t-il, fondé par les Bertrand, barons de Bricquebec. Cette famille descendait de Ansleck de Bastembourg, compagnon de Rollon qui reçut le Rozel lors de l'attribution de la Normandie à ce dernier.Un certain Hugues du Rosel est mentionné dans une charte de Guillaume le Conquérant, rendue, en 1077, en faveur de l'abbaye de Saint-Étienne de Caen.Le Livre Noir folio 224, signale un Patrice du Rozel, qui tient de Roger Bacon un fief dans le Nottingham, à condition de fournir un soldat armé au roi d'Angleterre.Le Cartulaire de Saint-Sauveur, folio 13, mentionne un Robert du Rozel.Par acte passé en mars 1293, Robert Bertrand, baron de Bricquebec, donne à I'abbaye du Vœu, proche de Cherbourg, le patronage de l'église de Saint-Pierre du Rozel, avec les droitures et appartenances (Toustain de Billy, Histoire des Évêques de Coutances, folio 324).Le Rozel, dépendit, pendant l'occupation anglaise, du comte de Suffolk, seigneur de Bricquebec, puis de Bertin de Enswith, un de ses lieutenants, qui le conserva jusqu'en 1450.En 1570, le Rozel, venu à la famille des Moitiers, fut légué par Marie des Moitiers à Jean I de Ravalet, abbé de Hambye. A sa mort, l'abbé de Hambye laissa le Rozel, à son neveu, Jean II de Ravalet, fils de Jacques de Ravalet, seigneur de Tourlaville, qui avait épousé Madeleine de Hennot.Leur fils, Jean III de Ravalet, seigneur du Rozel, mourut célibataire en juin 1653, et laissa la terre du Rozel, à son frère Philippe, qui avait épousé, en 1635, Jacqueline de Hennot. Il n'en eut pas d'enfants, et mourut la même année, laissant le Rozel à son neveu Louis de Hennot. Celui-ci, de son mariage, en 1655, avec Marie Louise Catherine du Chemin, eut trois enfants, dont : Georges Robert Louis de Hennot, seigneur du Rozel, qui épousa, en 1704, Germaine Pittebout de Graffard. Il en eut un fils et une fille.Son fils, René François de Hennot seigneur du Rozel, se maria trois fois, et n'eut de son second mariage avec Thérèse d'Anneville, qu'une fille, dernière du nom et unique héritière : Marie-Bernardine de Hennot du Rozel, laquelle épousa le 8 septembre 1764, Jérôme-Frédéric BignonDans son contrat de mariage, Marie-Bernardine de Hennot du Rozel, est qualifiée : dame de Barneville, Écausseville et du Rozel, Devenue veuve en 1782, c'est à ce titre qu'elle comparut en 1789, aux assemblées de bailliage de Thorigny et de Carentan. Elle épousa en secondes noces Hippolyte Berthelot de la Villeurnoy, et n'en eut pas d'enfants.La famille Bignon, dans laquelle son premier mariage l'avait fait entrer, était une vieille famille parlementaire parisienne, qui avait eu d'illustres représentants. Le plus connu était Jérôme Bignon, qu'on a appelé le Varron français, et qui passait pour l'un des hommes les plus savants de son siècle. D'abord avocat général au Parlement de Paris, puis Président au Grand Conseil, l'un des quarante de l'Académie Française, il fut nommé par Louis XIV, grand maître de sa Bibliothèque.Armand-Jérôme Bignon, beau-père de Marie-Bernardine de Hennot, était seigneur de L'isle-Belle et de Hardricourt près Meulan. Il avait été avocat général au Parlement de Paris, président au Grand Conseil, en 1708, bibliothécaire du roi en 1743, l'un des quarante de l'Académie Française. Il avait épousé Blanche Hue de Vermanoir, d'une famille du Cotentin, et sa soeur avait épousé le marquis de Miromesnil, premier président du Parlement de Normandie.Les Bignon avaient donc déjà des attaches normandes.Jérôme-Frédéric Bignon, devenu par son mariage seigneur du Rozel, était né le 11 janvier 1767. Il fut conseiller à la deuxième chambre des Enquêtes du Parlement de Paris, et bibliothécaire du roi, à la mort de son père, survenue en 1772.Il laissa sa femme veuve en 1782, avec trois enfants :- Armande Marie Bignon ;
- Une fille chanoinesse ;
- Armand-Jérôme Bignon, (1769-1847), seigneur du Rozel et de la Meauffe, bibliothécaire du roi, membre de l'Académie Française.Au moment de la Révolution, Armand-Jérôme Bignon émigra. Ses biens furent confisqués, le Rozel, fut pillé et partiellement détruit. Au retour d'émigration, il rentra dans une partie de ses biens, devint maire du Rozel, y mourut en 1847, et est inhumé dans le cimetière.Il avait épousé en 1798, Mélanie Terray, et en eut quatre enfants, dont un filsJérôme-Frédéric Bignon (1799-1877), chevau-léger sous la Restauration, puis capitaine au 1er régiment de Carabiniers, enfin, en 1829, maréchal des logis aux Gardes du Corps du roi, compagnie de Noailles. Il avait épousé Jeanne Louise Hortense de Leusse.A l'avènement de Louis-Philippe, il quitta le service, se retira au Rozel, y est mort, et y est inhumé. " Les pauvres du Rozel, a écrit Monsieur de Pontaumont, ont fait une grande perte en la personne de Monsieur Jérôme-Frédéric Bignon, maire de cette commune, décédé au château du Rozel le 9 janvier 1877, dans sa soixante-dix septième année. "Par son testament, Monsieur Bignon a laissé au musée de Cherbourg quelques-unes des toiles de sa précieuse collection, et à la bibliothèque de la même ville plusieurs ouvrages rares sur l'histoire de la Normandie.De son mariage avec Jeanne de Leusse, il eut quatre enfants dont notamment :
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Un fils : Jérôme-Eugène Bignon, dernier du nom, mort en 1866, sans postérité à Chizy (Nièvre).
- Ce dernier eut, lui-même, un fils Jérôme qui épousa Françoise Goudon de Lalande de l'Héraudière, et est mort en 1895, laissant une fille, Thérèse de Courtivron, qui a épousé, le 10 juin 1920, le comte Jean de Gourcy.

Le manoir de Cléville

Il faut attendre 1523 pour trouver la première mention de Cléville qui est alors entre les mains des Anquetil (depuis une date inconnue). Se succéderont à Cléville les familles Anquetil (ca 1523-1554), Le Sauvage (1554- ?), Hurtebie (ca 1559-1577), Le Sauvage à nouveau (1577-1705), du Tertre (1705-1783), du Hecquet (1783-1817), Hairon-Préfontaine (1817-1865), Bignon (1865-1884), de nouveau les consorts Hairon (1884-1908). (Rémy Villand)

 

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Cartes postales anciennes

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1. La commune vue du nord.

2. En arrivant au Rozel : le château.

3. Le manoir de Cléville.

 

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Sources

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Société d'archéologie de la Manche. Excursion du 14 avril 1973. Le manoir de Cléville au Rozel (Canton des Pieux).

Lechanteur de Pontaumont. 1857. Notes historiques et archéologiques sur les communes de l'arrondissement de Cherbourg.

Archives de la commune du Rozel.

 
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