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Garde Nationale
Élection de la compagnie

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Transcription du procès verbal original, daté du 29 août 1830
Christian Leroy - Septembre 1999.

L'orthographe d'origine a été conservée

 

 
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L'an mil huit cent trente, le vingt neuf août à la mairie de la commune du Rozel, nous, maire de ladite commune, en conformité des ordres à nous adressés par la commission provisoire du département de la Manche en date du 9 août présent mois, avons formé un contrôle de tous les citoyens de vingt à soixante ans, qui sont domiciliés et propriétaires dans la commune, et qui jouissent de leurs droits civils, lesquels se sont ensuite réunis sous notre présidence pour élection de leurs officier, sous officiers et caporaux et ont tous d'une voix unanime reconnu pour capitaine de la compagnie le sieur Louis Villot, pour lieutenant le sieur Pierre Leroy, et pour sous-lieutenant le sieur Louis Mahieu, fils Louis ; pour sergent major Maurice Hervieu, pour fourrier Louis Vrac et pour sergent Auguste Leroy, fils feu Charles et Georges Mahieu, fils Louis. Ils ont ensuite nommé pour caporaux Jacques Olivier, Félix Leroy, Jean Leroy, fils feu Louis, Noël Tison, Charles Yvetot et Louis Mahieu, fils Pierre. L'opération ainsi terminée, nous avons dû tous rédiger le présent procès verbal sur notre registre pour en être deux expéditions adressées à la sous-préfecture, que lesdits Louis Villot, capitaine, Pierre Leroy, lieutenant et Louis Mahieu, sous-lieutenant ont signé avec nous pour leur acceptation.À la mairie du Rozel, lesdits jours, mois et an que dessus.

Signature : Leroy

 

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Ce qu'en dit l'encyclopédie :

Après 1799, la garde nationale ne fut plus qu'une armée de réserve, mobilisable en cas d'extrême péril. La monarchie de Juillet en refit la force essentielle du maintien de l'ordre entre 1830 et 1848. Recrutée parmi les bourgeois assez riches pour s'équiper à leurs frais, mais pas assez, le plus souvent, pour avoir le droit de vote, la garde se lassa de défendre le régime. Elle fit défection en 1848 et permit la révolution. Elle participa à la répression des émeutes de juin 1848 puis fut mise en sommeil. Reconstituée en 1870 pour la défense de Paris, elle servit d'armée à la Commune de 1871. C'est pourquoi, lors de la réorganisation militaire de la France, le système de la milice fut abrogé comme source de troubles civils. Il inspire depuis en France, aux autorités centrales, la plus profonde méfiance.

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